Ville côtière de l’Atlantique de 45 000
habitants, avec une plage magnifique, devenue un centre réputé de
planches à voile, dotée de superbes fortifications militaires, d’un port
de pêche et d’un artisanat local de bois de thuya. Son charme et la
qualité de sa lumière en font un centre réputé de l’art marocain. Son
charme et son histoire particulière n’ont cessé de fasciner les
voyageurs et les artistes du monde entier, tels qu’Orson Welles, Maria
Callas, Paolo Pasolini….Ville classée Patrimoine Universel par l’Unesco
en 2001.
Son histoire :
Découverte par les Phéniciens au VII ème
siècle av. J.C., bientôt suivis par les Carthaginois puis par les
Romains au 1er siècle après J.C., qui firent d’Essaouira
l’un des plus célèbres ateliers de fabrication de la pourpre : des îles
situées face à la ville, on extrayait ce colorant rouge vif de certains
mollusques, les murex, particulièrement abondants en cet endroit.
Une ville qui a connu plusieurs noms au
cours de son histoire. Au X ème siècle, elle fut appelée Amogdul
(c’est-à-dire « la bien gardée »), en hommage à son saint patron, Sidi
Mogdul, dont la grande piété était louée par tous les Marocains. Puis,
lorsque les Bèrbères cédèrent la ville aux Portugais, au début du XV ème
siècle, Amogdul devint alors Mogdoura, puis Mogadour pour les
Espagnols, avant d’être la Mogador des Français en 1912.
Mogador fut la seule cité portugaise à
résister aux assauts des sultans Saadiens lorsque ces derniers
entreprirent de chasser l’envahisseur du Maroc. Alors qu’Agadir et Safi
tombèrent dés 1530, il fallut attendre la « bataille des Trois Rois »
en 1578, où périt le roi du Portugal, pour que la cité soit rattachée au
royaume du sultan Ahmed le Doré, le Victorieux.
C’est en 1764 que les Alaouites
décidèrent de restaurer et de développer la ville. Ce fut grâce à un
prisonnier français, l’architecte Théodore Cornut (élève de Vauban), qui
monnaya sa liberté contre les plans d’une nouvelle cité (avec de
somptueux remparts et leurs batteries de canons, ainsi que de grandes
artères se coupant à angle droit), que Mogador devint Essaouira, c’est-à-dire « le lieu fortifié », une citadelle face à l’Océan.
Successivement peuplée de portugais, de
berbères issus des contreforts de l’Atlas, d’arabes venus du Nord du
Maroc, de juifs et enfin de Gnaouas (ces descendants d’esclaves noirs du
Soudan et de Guinée) ; selon la légende, toutes les tribus du Maroc
convergèrent vers Essaouira en raison de la beauté de ses femmes.
Au début des années 1970, de grands
rassemblements hippies y furent organisés, à l’initiative de Jimmy
Hendrix, tombé fou amoureux de l’endroit et qui séjourna dans la ville
pendant cinq ans.
Aujourd’hui :
Sa plage s’étire sur près de 10 km, avec
des vents forts qui feront la joie des véliplanchistes (plusieurs
centres de location de planches à voile et de planches de surf à
disposition sur le rivage).
Son port mérite une visite, surtout au
moment de la criée au poisson (lundi-samedi, 15h-17h) ; quelques
chantiers navals (construction de chalutiers en bois de teck et
d’eucalyptus) ; petites échoppes de poisson grillé le long des remparts,
sous les ailes de centaines de mouettes. Le réalisateur Orson Welles
filma certaines scènes de son ‘Othello’ sur les fameux remparts.
Sa Médina, avec ses
souks, ses ateliers d’artisans et ses galeries d’art dispersés au hasard
des larges rues de couleur bleue et blanche ; le travail du bois de
thuya (marqueterie & ébénisterie) est devenu l’une des spécificités
de la ville (nombreux objets, meubles, etc.).
|Ferme Auberge Merzane |Dar Adul |Dar Loulema
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